Pointillisme

Les pointillistes présentent leurs premières œuvres lors de la dernière exposition impressionnistes en 1886. Par une technique de juxtaposition de petits points de peinture, ils poussent à l’extrême les jeux de lumière. C’est aussi un jeu d’optique puisque la composition n’est vraiment lisible qu’à une certaine distance, l’œil mélangeant lui-même les couleurs. La technique s’inspire des travaux d’Isaac Newton sur la décomposition de la lumière en différentes couleurs à travers un prisme. La critique est d’abord mitigée par rapport à ce nouveau style de peinture qu’elle nomme péjorativement pointillisme. Le peintre Paul Signac lui donne le nom de divisionnisme. Petit à petit, la technique fait son chemin, devenant de plus en plus hardie dans l’utilisation des couleurs, et annonçant des mouvements comme l’expressionisme et le fauvisme, voire même l’abstraction. Les artistes les plus notables de cette technique sont Georges Seurat, Paul Signac, Théo van Rysselberghe, Henri Martin, Camille Pissaro et Maximilien Luce.

Georges SEURAT, Un dimanche après-midi sur l’îe de la Grande Jatte, v. 1884-1886, huile sur toile, Art Institute (Chicago, USA)

Paul SIGNAC, Le clocher de l’église de Saint-Tropez, 1896, huile sur toile, Fondation Bemberg (Toulouse, France)